On le considère déjà comme le nouveau prince du raï. Lundi soir, cheb Najim, puisque c'est de lui qu'il s'agit, en a apporté la preuve par des mélodies arrangées avec tact et brio. Le Franco-Algérien a, durant trois quarts d'heure, fait retentir sa voix puissante dans l'enceinte du stade du 24 Février devant un public venu à sa découverte.
C'est par un hommage à Cheikha Rimitti que Najim entame son show en reprenant "Ana ou ghzali", l'une de ses chansons cultes. Un hommage auquel il tenait particulièrement, lui qui a été choriste sur le dernier album de Rimitti. « J'ai bénéficié d'une participation rare et honorifique sur le titre "N'rouhou n'zourou", duo unique et exceptionnel avec la regrettée Rimitti. Un morceau enregistré quelques jours avant le décès de la diva du raï », a-t-il expliqué après son passage sur scène. A la voix haut perchée et à la gestuelle très suggestive, Najim enchaîne avec une autre reprise, "Mali mali" de cheb Mami, et une chanson anti-harga, "Khtini mel bouti", qui n'a pas eu l'effet escompté auprès d'un public juvénile et potentiellement harag. Surfant aisément entre différents styles, Najim rectifie aussitôt le tir avec l'époustouflant "Sidi El Houari", une chanson gnaoui-marocain hyper rythmée. Le public bronche et reprend en ch½ur. Ceci étant, les férus de la chanson raï se sont délectés, sans aucun doute, à la découverte de cette nouvelle voix placée sur orbite par le producteur, parolier et compositeur de raï, Salah Rahoui.
Par M. Abdelkri/ El Watan
C'est par un hommage à Cheikha Rimitti que Najim entame son show en reprenant "Ana ou ghzali", l'une de ses chansons cultes. Un hommage auquel il tenait particulièrement, lui qui a été choriste sur le dernier album de Rimitti. « J'ai bénéficié d'une participation rare et honorifique sur le titre "N'rouhou n'zourou", duo unique et exceptionnel avec la regrettée Rimitti. Un morceau enregistré quelques jours avant le décès de la diva du raï », a-t-il expliqué après son passage sur scène. A la voix haut perchée et à la gestuelle très suggestive, Najim enchaîne avec une autre reprise, "Mali mali" de cheb Mami, et une chanson anti-harga, "Khtini mel bouti", qui n'a pas eu l'effet escompté auprès d'un public juvénile et potentiellement harag. Surfant aisément entre différents styles, Najim rectifie aussitôt le tir avec l'époustouflant "Sidi El Houari", une chanson gnaoui-marocain hyper rythmée. Le public bronche et reprend en ch½ur. Ceci étant, les férus de la chanson raï se sont délectés, sans aucun doute, à la découverte de cette nouvelle voix placée sur orbite par le producteur, parolier et compositeur de raï, Salah Rahoui.
Par M. Abdelkri/ El Watan



